Diane Giorgis

Foncier agricole, projets collectifs, ZAD…

Rencontre avec Michel Pech, ruraliste à l’INRA de Rennes. Nous avons discuté foncier agricole, propriété foncière, droit rural et nous avons abordé la question des suite possibles sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes… Suites possibles si de réels espaces de négociation étaient ouverts, si un réel temps de négociation était accordé… Ce qui n’est pas le cas actuellement, et ne semble pas être dans les prévisions gouvernementales.

Entretien avec Michel Pech pour Radio Univers

Pour plus d’informations sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes : https://zad.nadir.org/

 

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Occupation et résistance paysanne en Palestine

Un entretien avec Romain Dieulot, qui est allé en Octobre dernier participer à la récolte solidaire des olives en territoire occupé, près d’Hébron, en Cis-Jordanie. Il est parti avec l’Association France-Palestine Solidarité, qui oeuvre partout en France pour la solidarité avec le peuple palestinien.

Retour sur son expérience, ce qu’il a observé, appris, avec Radio Univers.

L’agriculture urbaine avec Paula Nahmias

Rencontre avec Paula Nahmias, agronome et géographe, qui a traité de l’agriculture urbaine pour sa thèse de géographie sociale, soutenue fin 2016 à l’Université de Rennes 2. Une thèse qui traite de l’agriculture urbaine en terme de lien entre les gens, de lien entre la ville et la campagne.

Pour l’écouter, c’est ici, sur Radio Univers !

Retrouvailles avec Craque Bitume, collectif de jardinage urbain à Québec

Craque-Bitume

Cet été, pendant mes vacances, je suis allée voir mon frère de l’autre côté de l’Atlantique, à Québec. J’en ai profité pour retrouver les membres de Craque Bitume, que j’avais rencontré en 2013 lors de mes reportages avec l’association Terre en vue, dans le projet La tour née des potagers.

Craque Bitume est un collectif autogéré qui développe des actions d’agriculture urbaine et d’écologie dans la ville de Québec. Accompagnement d’habitants sur le compostage collectif, mise en place et gestion de jardins partagés en ville, animations de formations autour de l’écologie… les activités du collectif sont très diverses, très vivantes et en résonance avec les activités de l’association Des idées plein la Terre, dans laquelle je travaille, chez moi, en Ille et Vilaine.

Découvrez le reportage sur le site de Radio Univers !

S’installer en agriculture…

Il y a quelques temps, nous avions été plusieurs réunis autour d’un projet d’installation collective en agriculture. Un projet de maraîchage, de transformation des légumes, d’éducation à l’environnement et un projet culturel. Cette idée a mûrit et a donné l’association Des idées plein la Terre, qui réalise des activités d’éducation à l’environnement en partenariat avec une ferme en maraîchage biologique, la ferme de La Petite Claye, à Pleine-Fougères (35). Depuis cet été, Des idées plein la Terre a vu germer le volet culturel avec la compagnie de théâtre L’Artère, que je mène avec mes collègues Robin Babey et Delphine Le Beuvant et dont les créations cherchent à mêler théâtre et environnement.

Mais pour en arriver là, il a fallut des rencontres et notamment celle de Christophe Aubry et de Sophie, maraîchers bios qui m’ont accueillie en stage d’installation et qui ont grandement contribué à la maturation de notre projet, avec tous ses rebondissements. J’avais alors suivi une très bonne formation à l’émergence de projet organisée par le réseau CIVAM de Bretagne (formation De l’idée au projet) et j’étais ensuite entrée dans le processus du parcours à l’installation, qui accompagne les jeunes souhaitant s’installer en agriculture. Cette dernière expérience a été marquante pour moi et a rejoint de nombreuses observations que j’avais pu faire lors de mes enquêtes de terrain lorsque je travaillais comme ingénieure de recherche en sociologie : d’une part, que de nombreuses personnes aux profils très différents souhaitaient s’installer en agriculture et d’autre part que le dispositif d’accompagnement en place n’était pas adapté aux attentes et aux objectifs fixés.

Avec mon ancien collègue de recherche Michel Pech ruraliste à l’INRA, nous avons alors décidé de prendre le temps d’écrire nos observations et nos idées, pour qu’elles puissent servir à ouvrir un débat qui nous paraît essentiel si l’on entend accompagner l’agriculture de demain (dans un sens que nous espérons être celui de la transition écologique). Les éditions Charles Léopold Mayer ont été notre éditeur et nous ont fait confiance pour ce travail et l’association Terre de liens, qui permet aux citoyens de soutenir des projets d’installations en agriculture paysanne, est le partenaire de diffusion de cet ouvrage, S’installer en agriculture, Pour un véritable accompagnement des paysans de demain, qui est paru le 14 Novembre. Merci d’avoir permis que ce livre existe et longue vie aux paysans et paysannes, qui nous nourrissent, façonnent et entretiennent nos biens communs les plus précieux chaque jour !

Un petit séjour en Allemagne pour le lancement du Prix Polar

Une chouette expérience pour moi : cette année, je suis l’auteure choisie par le DFI (Deutsch-Fransösisches Institut) d’Erlangen (Bavière, Allemagne) pour écrire la nouvelle de son Prix Polar. Le principe est simple : un auteur écrit une nouvelle de type policier, les élèves de lycée qui apprennent le français reçoivent le début de la nouvelle et doivent inventer la suite. Les deux meilleures suites seront ensuite publiées dans un recueil avec la nouvelle de l’auteur aux éditions Cornelsen, maison d’édition scolaire en Allemagne.

 

Jeudi dernier, je suis donc partie en Allemagne pour rencontrer des classes de lycéens à l’occasion du lancement du Prix. J’y ai animé un atelier d’écriture sur le thème « Ecrire un dialogue ». C’était une belle rencontre avec tous ces jeunes et avec les salariés du DFI !

Plus d’infos sur le blog du Prix Polar…

Intermèdes autour de Claudel

Juin 2017. Au conservatoire, nous avons travaillé deux textes de Paul Claudel pour le second semestre : « Le partage de midi » et « L’échange ». Pour des raisons pratiques, nous n’avons pas travaillé les pièces entières mais seulement des scènes de duos ou des monologues. J’ai donc écrit des « transitions » pour que le public puisse suivre les intrigues. Les voici…

L’échange

Scène Marius / Delphine

Ce qui suit c’est l’échange.

Thomas Pollock Nageoire le propriétaire de la maison, accompagné de sa femme, Lechy vient rendre visite à Louis et Marthe.

Lechy se rapproche de Louis et s’éclipse avec lui. Thomas Pollock pose des questions à Marthe. Il veut savoir

Ce qu’elle fait avec Louis

Pourquoi et comment elle est partie avec lui et surtout

Pourquoi elle reste avec lui.

Il veut lui faire quitter Louis, qu’il juge bon à rien. Bon à rien en affaires. Il essaie surtout

D’avoir Marthe pour lui, de la séduire et de la prendre.

Parce que Marthe lui paraît douce et serviable et aimante

Et qu’il veut ça.

Marthe le repousse.

Louis et Lechy reviennent à ce moment. Lechy emmène Marthe, laissant Louis et Thomas Pollock nageoire seuls.

Thomas Pollock Nageoire questionne à son tour Louis, l’emmêle et le manipule. Il rappelle le jeune homme à son goût de liberté et présente Marth comme un boulet qui l’empêche et l’alourdit.

Une fois que Louis est pris dans la toile, Thomas Pollock lui propose un marché.

De l’argent contre

L’abandon de Marthe.

Louis prend l’argent mais ne dit rien sur Marthe.

Thomas Pollock Nageoire les invite à déjeuner, seul Louis accepte.

Scènes Justine/Tanguy, Elise/Meriadeg/Cloé, Mia, Louise/Lena

Ce qui suit, c’est la fuite.

Louis revient voir Marthe une dernière fois. Il voudrait que ce soit elle qui le quitte, que ce soit elle qui s’en aille avec Thomas Pollock pour son argent. Il voudrait que Marthe lui dise cela. Il s’emmêle, s’énerve.

Marthe, sous la menace de Lechy, tente de le retenir afin qu’il ne meure pas. Elle le met en garde contre ce qui le guette s’il part.

Louis s’obstine et lui fait ses adieux. Il ne peut pas faire autrement c’est le vent au dedans de lui qui le pousse.

Marthe essaie alors de lui reprendre l’argent de Thomas Pollock Nageoire mais Louis lui ment encore. Il lui dit qu’il n’a pas d’argent, qu’il n’en a jamais eu, qu’il ne sait pas où il l’a mis. Puis Louis s’en va dans la nuit.

Scène Manu/Lucie R.

La dernière scène de la pièce réunit une dernière fois Lechy, Thomas Pollock et Marthe.

Lechy est ivre, elle a donc fait brûler la maison de son mari et elle tente de se raccrocher à ceux qui restent : Thomas et Marthe. Elle est seule dans son ivresse et sa folie.

Le cheval passe et ramène le corps mort de Louis, qui s’est fait descendre comme Lechy l’avait prédit. Elle rend le corps de Louis à Marthe, puis s’écroule à terre, ivre morte.

Marthe reprend l’argent que Louis avait dans sa poche, et le rend à Thomas Pollock.

Thomas Pollock Nageoire tend la main à Marthe qui la saisit.

Ensemble, ils emportent le corps de Louis dans la maison.

Le partage de midi.

Midi sur l’eau

Le bateau plein Sud

Glisse

Marseille/Hong-Kong

Midi sur l’eau

Le bateau plein Sud

S’étire

Bondé de colons, de marchands, de riches en transit, de passés à oublier, d’avenir à construire, de rêves et

D’ennuis

Quatre corps comme sur le cadran d’une montre

S’observent en croix

L’aiguille du jour va de l’un à l’autre, de l’autre à l’une

Une femme point cardinal

Ysé

Trois hommes pour horizon

De Ciz le mari

Amalric et

Mesa

Tout

Se mêle aux maigres poissons volants qui atterrissent sur le pont

S’y désèchent

Y meurent

Midi sur l’eau

Le bateau plein Sud

S’en va avec la vie

Dessus

Scènes Lucie/Maël, Anna/Antoine

Le bateau est remonté

Tranquille

Vers la Chine

La terre enfin

Ils accostent les rives jaunes

Hong-Kong

Tombée du soir

Cimetière avec ses arbres, ses petits monticules de terre recouverts d’herbe verte

Ses croix grises

Mesa et Ysé ont rendez-vous

Mesa attend

Caché quelque part dans l’ombre

De Ciz le mari d’Ysé se prépare

Au départ

Il a des affaires à mener

De l’argent à gagner

Il aime avoir

Des affaires à mener de l’argent à gagner

Ysé et son mari ont quelque chose à régler

Ici

Scènes Ronan/Géraldine, Etienne/Diane

Ysé s’en va avec Mesa

Quelques mois s’écoulent

Une année puis

La vie

Reprend ses droits

Le corps d’Ysé s’enfle à nouveau

Malgré elle

Il gonfle et se transforme

Encore un enfant

Interdit

Celui-ci

Et Mesa est là à ruminer sa faute

Il l’étouffe

Ysé la solaire ne veut pas s’éteindre

Ysé le souffle ne peut plus respirer

Elle fuit

Elle se barre avec

Amalric l’homme qui prend et ne lâche pas

Les saisons passent

Et les gouvernements se déchirent

Les saisons passent

Et les peuples se libèrent

La Chine s’embrase et

Voilà qu’il faut partir

Ou mourir

Voilà qu’il faut tout laisser

Ou se faire découper

Amalric et Ysé

Et l’enfant d’Ysé et de Mesa

Ne laisseront rien ne partiront pas

Ils ont mis des dynamites

Sous leur maison

Ils attendent la mort

L’ombre de Mesa passe

Entre eux

Ce qu’il a donné à Ysé et ce qu’il a

Gardé pour lui

L’ombre de Mesa

Guette

Dans la nuit

Scène de Ludovic

Amalric revient

Mesa ne peut rien contre l’homme

Chasseur l’homme

qui ne lâche rien et qui s’est agrippé à Ysé

Mesa tente de le buter cet homme qui tient Ysé

Mais

son flingue se retourne contre lui

Mais

Amalric est trop fort

Et déjà

Mesa est K.O

Epaule fracturée jambes cassées

Amalric lui prend ses laisser-passer

Pour pouvoir fuir la révolte

Ysé a le choix entre les deux hommes

Elle choisit la vie avec

L’homme qui tient

Elle part avec Amalric

Et Mesa reste là gisant par terre / Cantique (Nathalie) puis scène finale (Robin/Gwen)

 

Bande passante 2 en podcast

Chaque mois, avec Matthieu Dubois, mon collègue de Radio Univers, également auteur, nous nous retrouvons un mercredi soir pour lire des textes que nous avons écrits ou choisis en fonction d’un thème commun que l’on s’est donné. Nous tentons de faire dialoguer nos langues et nos choix de textes. Nous passons également quelques morceaux de musique, choisis pour les accompagner.

A ce jour, nous avons réalisé 6 émissions. Voici en podcast la seconde émission, dont le thème était « Climat ».

Bonne écoute !